La FLETC en mission lagon

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À l’heure des vacances est-ce vraiment les vacances ? Et à l’heure de la rentrée, est-ce vraiment l’heure de la rentrée ? Tandis que nous nous plongeons dans l’automne et le travail, quelque part, s’épanouissent soleil, plage, palmiers… les crabes et les poissons bulle… et bien sûr, le bleu du lagon…  La vacance, au singulier, c’est littéralement le vide. Ce vide duquel jaillit le plein selon la tradition Taoïste. Ce qui chez nous est clairement séparé, se retrouve, dans la philosophie asiatique, conjoint et uni autour d’un jeu d’engendrement. Les temps distincts se rejoignent ainsi, et dès lors, vouloir qu’il y ait un temps parfaitement circonscrit pour chaque chose ne fait plus sens. Sous un certain angle, le cours de la vie s’écoule sans cesse, sans pause, dans son intemporelle ritournelle.

 

Là, à l’instant où l’on se parle, ou presque…  l’un des enseignants de la FLETC (non, son nom ne sera pas dévoilé afin qu’il puisse garder l’anonymat et ne pas subir de représailles de la part de ses collègues…) est à Tahiti… oui, vous avez bien lu, ce petit endroit français, discret, qui oscille entre Tiaré et Tiki.

 

À Tahiti, oui ! mais pas pour l’ombre des cocotiers, pas pour les volutes de poissons multicolores, non. La FLETC est à Tahiti parce qu’il n’y a pas de vacances pour la MTC et que la diffusion de cet enseignement millénaire ne peut s’arrêter à des frontières ou à des saisons. Là-bas, aux confins de la terre, au milieu de l’océan, plusieurs étudiants suivent, depuis plusieurs années, les cours de l’école à la fois en présentiel, en métropole, et à distance. Aujourd’hui, c’est un stage de pratique de Tuina, probablement au monoï, qui leur est dispensé… à la maison ! Ce sont trois semaines de cours intenses, au cœur de ces îles,  avec au programme, les secrets du sacrum, la fabuleuse histoire de la fibula, le crissement joyeux des tissus… et bien d’autres thèmes qui font pétiller les doigts…