Que faut-il manger pour garder une taille de guêpe… ou la conquérir ?

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Comme chaque année, avec les beaux jours naissants, cette question lancinante affleure sur toutes les lèvres, parcourt tous les magazines de beauté.
Comme chaque année, à l’aube d’une cacophonie, de nombreuses voix s’éveillent pour proposer leurs principes alimentaires.
Pour certains, il ne faut plus manger que des crudités, pour d’autres le salut passe par la diète hyper-protéinée, pour d’autres encore c’est en regroupant des aliments de mêmes couleurs que la fonte des graisses s’opère…

Mais qu’en est-il pour la MTC ? Quel principe diététique faut-il appliquer ?

La Diététique Chinoise est un des piliers de la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) : pour les Chinois, la santé repose d’abord sur l’alimentation. Dans cette perspective la science de l’aliment a été largement développée par les descendants de Shen Nong1. Il n’est bien sûr pas ici question de calories ou de glucides ni de protéines. C’est sous l’aspect énergétique que l’aliment est abordé.

On parlera de nature, de saveur, de tropisme… pour autant, malgré cet angle de compréhension très fin, il n’y a pas en MTC de recette miracle ou d’aliment tout terrain qui propose de contrôler le poids, n’en déplaise à certains. Dans la compréhension chinoise, la question de la prise de poids n’est pas liée uniquement à l’aliment ingéré. Certes, si l’on ne mange que des produits intensément gras et sucrés, il y a de fortes chances pour que l’on grossisse. Pour autant, chacun connaît des personnes qui mangent à longueur de temps ce genre d’aliments et qui ne prennent pas un gramme ! De même des adeptes de la diète mono salade qui ne maigrissent pas, voire qui continuent de gonfler, ne sont pas rares.

Sur des paradoxes de ce type, la grille de lecture de la diététique chinoise est éclairante : il n’y a pas en soi de bons ou de mauvais aliments. Ce qui est déterminant c’est leur adéquation avec l’équilibre énergétique de la personne. Quelqu’un dont l’énergie responsable de la digestion est en berne, ne bénéficie pas d’une assimilation correcte, et ne peut alors vraisemblablement pas perdre du poids, même si elle mange peu et plutôt sainement.
Dans ce cas, outre une diététique en équilibre avec l’état énergétique de la personne, il est recommandé d’avoir recours à d’autres pratiques comme l’acupuncture ou le Qi Gong,  afin de tonifier l’énergie de transformation des aliments.

La clé, encore et toujours, se dessine dans la prise en compte de l’énergie vitale de la personne et de l’état des fonctions de transformation, de transport et d’élimination. Il n’y a pas de véritable amincissement sans équilibre.

1 Shen Nong (surnommé le “Divin Laboureur”) est considéré comme le père de la phytothérapie chinoise.